Mont-Saint-Aignan Autrement

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mercredi 2 mai 2012

Répondre aux besoins de logements est une priorité

Beaucoup de gens travaillant à Mont Saint Aignan doivent se loger à l'extérieur de la commune, de plus en plus loin, parfois par choix personnel mais souvent en raison de l'absence de disponibilités de logement et de leur coûts élevés sur notre commune.

La municipalité doit profiter de chaque opportunité foncière pour répondre au besoin de logements, comme elle le fait avec l'éco-quartier notamment, en privilégiant les logements accessibles aux familles ayant des revenus modestes. En effet, pour beaucoup d’entre elles, du fait de la hausse du prix de l'essence, habiter à 30 km n'est plus économiquement tenable.

Pour des motifs économiques, sociaux et écologiques, il est de notre responsabilité d'offrir sur notre commune, située au cœur du bassin de vie et d'emploi de l'agglomération, le maximum de logements accessibles au plus grand nombre.

Stéphanie Taleb-Tranchard et Pascal Magoarou.

Tribune du mag de mai 2012

samedi 14 avril 2012

Non à la fermeture de classes

ecole camus

La décision de l'inspection académique vient de tomber : 2 classes, à Berthelot et Curie fermeront à la fin de l'année scolaire. Alors que les prévisions d’effectif de la rentrée 2012 -2013 ne sont pas alarmantes, Mieux, à l'école Camus, une classe supplémentaire aurait du ouvrir cette année...

Le conseil municipal s'est réuni aujourd'hui en commission générale pour débattre de ce sujet.
Voici l'intervention de notre groupe.
"Notre groupe se refuse à accepter les fermetures de classe envisagées dans la commune, résultat de la politique gouvernementale de démantèlement progressif des services publics.

La RGPP (révision générale des politiques publiques) et la règle de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite contribue à la détérioration organisée des fonctions de l’Etat les plus stratégiques.

Rappelons le nombre de fermetures de classes, de trésoreries, de tribunaux, de bureau de police, de bureaux de poste, le démantèlement du fret ferroviaire (fermeture du triage de Sotteville), la dégradation du service de la distribution de l’électricité EDF-GDF, la dégradation des services hospitaliers. Etc, etc. etc !

Rappelons qu’en ce qui concerne l’Education nationale, au plan national, aux 16 000 suppressions de postes réalisées à la rentrée 2011 doivent se rajouter 5700 postes programmés à la rentrée 2012 alors que l’école devra scolariser 3000 élèves supplémentaires !

Dans notre département le retrait de 126 postes va continuer à dégrader le service public de l’éducation nationale. Il se traduira toujours par l’augmentation du nombre d’élèves par classe dans les écoles, les collèges et les lycées, par des fusions d’écoles, des fermetures de classes et encore plus de problèmes de remplacement à venir. Cette diminution des moyens humains engendrés par les suppressions de poste d’enseignants met à mal les conditions d’apprentissages des élèves, l’accès de tous les élèves au service public d’éducation. Les conséquences peuvent être tragiques pour les élèves les plus fragilisés puisque l’on assiste également au renoncement de moyens supplémentaires donnés à ces élèves et aux écoles en zones rurales ou urbaines en difficultés.

Nous ne pouvons pas cautionner cette politique qui a pour objectif d’atteindre progressivement la qualité de l’École publique au nom de la réduction des déficits publics, la logique comptable ne nous paraissant pas adaptées au service de l’éducation nationale.

Pour finir, nous considérons qu’il faut préserver l’école pour qu’elle soit à la fois de proximité et de qualité, n’oublions pas aussi à ce qu’elle reste un lieu de vie et d’attractivité indispensable pour le territoire de nos communes. L’école forme aussi les citoyens de demain.

Notre groupe s’associe à la démarche de la ville, refusant la fermeture des classes sur notre commune".

Stéphanie Taleb-Tranchard, Présidente du groupe

mercredi 11 avril 2012

Marc Sangnier : un report nécessaire

CCMS
Des retards ont été annoncés, le mois dernier, pour les travaux du centre Marc Sangnier. Cette décision est un moindre mal, dans le contexte financier difficile dans lequel se trouvent les collectivités locales, qui contraint certaines d’entre elles à reporter au prochain mandat, voire ajourner leurs grands projets.

Les moyens d’une commune comme la nôtre ne sont pas extensibles et la relance des procédures d’appel d’offres pour les travaux, au gré d’un nouvel examen du cahier des charges, devrait permettre à la ville de maintenir le coût final du projet dans le budget initial.

Notre groupe d’élus écologistes restera vigilant, tout au long de ce processus, aux côtés de Nathalie Maine, adjointe chargée de la vie culturelle, pour garantir l’aboutissement de ce projet attendu des habitants, des associations et des acteurs qui font vivre la culture dans notre ville.

Stéphanie Taleb-Tranchard, Présidente du groupe des élus écologistes. Avril 2012

vendredi 30 mars 2012

Expression de femmes

Ce week end, à Mont Saint Aignan, nous avons souhaité être positifs et démontrer que parler des femmes c'est aussi évoquer leurs compétences artistiques, les faire connaitre et les valoriser.

Généralement quand on dit" femme au cinéma "on pense aux actrices et très exceptionnellement aux réalisatrices... Les réalisatrices mises à l'honneur ce week end, témoignent de l'engagement artistique, politique et social des femmes. Pour créer elles ont du bien souvent lutter contre leur propre censure pour faire ce métier, mais aussi travailler davantage et être convaincantes pour réussir. Nous saluons leurs prises de position, leurs innovations et leurs engagements. Nous avons choisi d'intercaler des courts métrages, formats souvent méconnus des salles obscures en complément de la programmation du cinéma ariel sur les femmes réalisatrices, les bibliothèques pour tous ont mis en tête de gondole les écrivaines à l'honneur.
Nous vous invitons également à visiter l'exposition du CIDFF sur les femmes pionnières au CCAS.

Colombe Patry, adjointe au Maire, chargée de la jeunesse et de l'égalité homme femme.

dimanche 4 mars 2012

Création d’un Centre Dramatique National

La Scène Nationale Petit-Quevilly/ MSA et le Théâtre des 2 Rives de Rouen ont envisagé en 2010 un rapprochement qui vient d’aboutir à l'étude pour un regroupement sous la forme d’un Centre dramatique national (CDN), comme annoncé fin 2011 par le Ministère de la culture. Début 2012 les trois villes auront à choisir la structure juridique la mieux adaptée et à rédiger le cahier des charges de cette future structure. Nous, écologistes, avions au début de cette réflexion, exprimé notre ouverture à l'étude d'un tel rapprochement, pour mutualiser dans un contexte financier difficile et appréhender le spectacle vivant à l’échelle de trois villes dynamiques culturellement au sein de la CREA. Aujourd’hui, alors que nous en avons beaucoup parlé avec les habitants, les acteurs de notre centre culturel, les associations, nous n’avons donc pas d’objection sur la finalité mais par contre, des interrogations sur les modalités de sa mise en œuvre :

Tout d’abord, d'un point de vue démocratique, il ne serait-il pas judicieux de faire quelques efforts nous semble-t-il :

1/ A la CREA une question s’est posée concernant ce projet : le projet de création d’un Centre dramatique national implanté sur 3 villes est-il un projet d’agglomération ? Cette question a été posée par les élu-es communautaires à de nombreuses reprises, mais elle n’a jamais été mise à l'ordre du jour pour être discutée. A-t-on un point de vue ici ? 2/ Au niveau des 3 villes, un Comité de pilotage a été mis en place, où seuls les maires, les président de région et du département participent à ces travaux, notamment de rédaction du cahier des charges. Au-delà de la détermination de la contribution financière de chacune des parties, est-ce suffisant ? 3/ A l'échelle de MSA, aucun travail ne semble engagé avec les acteurs du CSCMS, en particulier sur le cahier des charges -qui n’est pas la moindre des travaux à mener, et nous ne savons pas qui, quand, comment et où...seront prises les décisions.

Ensuite en terme de projet culturel, ne serait-il pas judicieux de reprendre les choses dans le bon sens ?

1/ A l’échelle intercommunale, où l’intérêt communautaire a été voté en matière culturelle, les écologistes ont demandé qu’une révision du projet initial de la CAR soit engagée à l’échelle des 70 communes, sans réponse à ce jour. La création du CDN, à l'échelle de trois villes de la CREA s’inscrit dans cette redéfinition géographique qui doit aboutir à une redéfinition de projet : le projet devrait d’ailleurs précéder les mises en œuvre, et l’on suit les annonces des construction à venir (l’Historial Jeanne d'Arc, le musée XXL pour l'impressionnisme,) comme les vaches regardent passer les trains. Le rapport Martineau rédigé par la DRAC (plus précisément par le Ministère) en 2011 le disait clairement (je cite) : « la création de cette nouvelle structure devra être l'occasion d'une réflexion approfondie des diverses parties prenantes afin de définir les missions et les objectifs nécessaires sur le territoire tels qu'ils sont attendus par les financeurs et les populations » De la même manière la création du CDN à l'échelle de trois communes, fait partie intégrante de ce travail incontournable de construction d'une politique culturelle au niveau de la CREA. 2/ A MSA, dans le contexte de restructuration du CSCMS, nous continuons à mettre en place le projet culturel défini en début de mandature. Cela comprend tout un ensemble de décisions, comme définir les missions, les projets, la place des acteurs culturels dans le nouveau centre, qui sera évidemment différent d’avant, et ça, ça ne se construit pas tout seul dans son coin.

Enfin dernier point important à souligner : ne serait-il pas judicieux de valoriser notre spécificité culturelle, historique, reconnue de tous (au-delà de la commune, mais aussi au-delà des couleurs politiques) :

- La première marque de notre longue histoire culturelle, c’est un centre « pas comme les autres » : A Marc Sangnier interviennent ensemble des acteurs variés (ville et associations : Ecole d’improvisation de Jazz, Bibliothèque pour Tous, Scène nationale). Pour nous c’est une véritable richesse, et un statut qu’il faut préserver, et à minima questionner avant d’en venir, par éventualité, à un fonctionnement totalement externalisé comme au Théâtre de la foudre comme au Théâtre des 2 rives, qui administrent seuls leur lieu. Or qui réfléchit à cela, qui décide cela aujourd’hui ? Nous n’avons pas d’information en ce sens, et donc plutôt des inquiétudes. - L’autre marque de notre histoire culturelle est bien sûr la programmation jeune public, via « les séances Sésame » destinées aux enfants jusqu'à 10 ans, longuement évoquées notamment lors du travail de mémoire mené par deux artistes l’année dernière. Déciderons-nous de garder toute sa place au sein de la programmation de ce lieu ? Là aussi nos inquiétudes sont fortes. Ces questions ne sont pas moindres : celles de l’éducation des jeunes à la culture, de la continuité culturelle, la question du lien et des passerelles générationnelles et sociales par la culture, de la qualité culturelle que l’on veut bien mettre en œuvre sur son territoire. La place du CDN dans notre commune impacte directement notre projet culturel, et cette création doit être une opportunité pour nous de continuer le travail de maillage culturel entrepris et réussi à Mt-St-Aignan depuis des décennies. Il ne doit pas être le moyen de s’éloigner des populations en rompant ce lien qui nous semble essentiel, entre les artistes, la ville, les associations, les habitants. Tous doivent être partie prenante du projet de CDN, lié à celui de notre centre culturel, car ils sont les meilleurs garants de la richesse culturelle qu’on en attend.

Nathalie Maine

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