A Mont-Saint-Aignan, la gauche est majoritaire avec 50% face à une droite à
40%, une extrême droite à 5 % et un centre façon modem à moins de 5%. J'y vois
deux paradoxes : une ville réputée plutôt à droite confirme son choix de
la gauche ; une ville jadis centriste se détourne résolument de ce qui fut
longtemps son point d'équilibre. On ne pourra pas incriminer le mode de
scrutin, qui permettait dimanche dernier toutes les expressions politiques (pas
de bipolarisation forcée lors de ce premier tour)
A gauche mais quelle gauche ? 30% pour le PS, 15% pour les écologistes,
5% pour le Front de gauche. Pour les écologistes, qui se situent à 5% au dessus
de la moyenne régionale, partenaires d'un PS qui se situe à 5% au dessous de la
moyenne régionale, cela signifie qu'ils sont des partenaires valables et utiles
et que leur parole mérite d'être entendue.
Une gauche unie a conquis Mont-Saint-Aignan en 2008. Une gauche unie conservera Mont-Saint-Aignan en 2014. Il revient au PS et au maire de gérer intelligemment ce succès. C'est plus généralement la problématique du PS au sein de la gauche : comment être dominant sans être hégémonique ? On vient de voir, avec la droite, à quels désastres menait l'illusion hégémonique. On l'avait vu, à Mont-Saint-Aignan, en 2008 où Françoise Guégot avait commis l'erreur de traiter ses partenaires par le mépris.






Propos inadmissibles de Georges
Frêche sur Laurent Fabius :







