Mont-Saint-Aignan Autrement

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mercredi 9 février 2011

Politique culturelle, où va la CREA ?

Politique culturelle, où va la CREA ?

Aujourd’hui se tient une conférence autour de la question de la pertinence d’un rapprochement entre la Scène nationale de Petit-Quevilly/Mont-Saint-Aignan et le Centre Dramatique Régional. Si la mutualisation est une piste plutôt positive, en quoi serait-elle débattue exclusivement entre grands élus (trois maires, par ailleurs Vice-Présidents de la CREA) et experts ? Où sont les acteurs culturels de cette réflexion, les artistes, les compagnies, les créateurs, les citoyens ?

En tant qu’Adjointe à la vie culturelle à Mont-Saint-Aignan et Conseillère communautaire, je serai vigilante à ce que la Scène nationale reste implantée sur le territoire et remplisse son rôle de lien entre les acteurs et les publics de la culture intercommunale, malgré nos craintes que cette vision ne soit pas partagée par le Maire qui a choisi de ne pas associer son Adjointe à la réflexion de ce jour. Mais la question de la politique culturelle sur notre territoire d’agglomération est plus large : comment maille-t-on aujourd’hui ce nouveau territoire constitué par fusion de plusieurs communautés et leurs politiques culturelles différentes ?

L’ancienne CAR avec sa politique de soutien aux grands équipements et événementiels, l’antériorité de la politique communautaire de l’agglomération d’Elbeuf, reprise par la CREA telle quelle, doivent faire l’objet d’une réflexion à l’appui des outils existants (groupes de travail, commissions) pour débattre de l’intérêt communautaire et de la politique de subventionnement. Surtout le financement de la culture de rayonnement d’agglomération ne doit pas se faire au détriment de celui dédié à la création culturelle, dimension clé des politiques locales.

Au-delà des grandes structures il faut soutenir, avec une grande volonté politique, la culture de proximité, la création, les collectifs, qui sont à la base même du maillage culturel territorial. Nous défendons une démocratie culturelle qui prenne en compte les publics et les citoyens dans leurs pratiques, aspect aussi essentiel d'une politique culturelle qui crée les ramifications nécessaires au lien social et à l’échange culturel.

La politique culturelle de la CREA est aujourd’hui une politique d’héritage de territoires. Si l’on compte cinq Vice-président-es ou Délégué-es à la culture à la CREA, on y déplore l’absence de vision culturelle, alliée à l'instrumentalisation de la culture comme outil de communication. Cette situation de fait doit évoluer vite et faire émerger une nouvelle politique pour notre nouveau territoire. C’est en organisant les Assises de la culture, regroupant l’ensemble des acteurs concernés (artistes, représentants administratifs et techniques des structures culturelles, institutionnels, politiques, citoyens) que nous pourrons débattre sur les grandes orientations de politique culturelle au travers véritable dialogue avec les habitant-es, et que l’on pourra rééquilibrer nos politiques avec une approche renouvelée de la culture.

Au nom du groupe EELV et apparenté-es de la CREA,

Nathalie Maine, Conseillère communautaire

CPresse-culture_CREA_1_.pdf

dimanche 6 février 2011

Lettre des élus : numéro 2

Pour ceux qui ne l'ont pas reçue dans leur boite aux lettres, la voici !

lettre n°2lettre MSA

et pour les nostalgiques, la numéro 1 est ici

samedi 1 janvier 2011

Bonne Année 2011 !

2011

mardi 28 décembre 2010

Via Marc Sangnier. Le 8 décembre 2010

via marc sangnierRetour sur une soirée qui a rassemblé toutes les personnes qui ont participé au travail de mémoire du centre culturel, autour des artistes Olivier Gosse et Loïc Séron, véritables passeurs d'émotions.

Je ne résiste pas à la tentation de vous livrer ici quelques extraits de l'intervention d'ouverture, par Nathalie Maine, Adjointe en charge de la culture, qui s'est totalement investie dans le projet, et nous communique le sens de son engagement (communicatif !).

« C’est tout cela qui a fait le Centre culturel Marc Sangnier, un lieu qui est aujourd’hui, reconnu dans notre agglomération, lieu qui fait la fierté de ses habitants... Alors ce qui m’a intéressée dans ce projet, ce n’est pas la nostalgie de ce passé radieux, mais plutôt très exactement l’espace qu’on a ouvert pour l’exprimer. Dans les réunions avec les habitants, nous n’avons pas ressassé le passé, mais nous lui avons donné sens. Parce qu’en comprenant notre lieu au présent on envisage un futur où nous avons intégré cet extraordinaire patrimoine immatériel. Un travail rarement fait en amont d’une reconstruction. »

Pour lire son intervention complète, c'est ici.

L'exposition est visible jusqu'au 15 janvier à l’hôtel de ville.

Ce premier travail autour de la mémoire et de l'avenir du centre culturel devrait se poursuivre tout au long de l'année 2011 et du hors les murs.

jeudi 9 décembre 2010

Fond du val : le dossier avance

Un dossier important pour nous, passe ce soir, en conseil municipal : l'acquisition par la ville, des derniers hectares de terrains au fond du val. Après 2 années de discussions, qui ressemblèrent parfois à un véritable dialogue de sourds, la ville rachète enfin les terrains que la SAFER avait préempté en 2008.

Cette acquisition garanti la protection de l'ensemble du site, de plus de 20 hectares, classé remarquable au titre de la protection de l'environnement par arrêté ministériel. Un premier ouf ! C'en est fini des calculs des petits malins, qui misaient sur l'urbanisation des terrains, au gré d'un nouveau renoncement gouvernemental à préserver l'environnement...

La ville pourra ainsi reprendre la gestion du site dans sa globalité, préserver les espaces naturels et engager toutes les démarches pour apporter des solutions aux problèmes de pollution constatés il y a un an, sur les terrains agricoles.

Ce dernier sujet est surement celui qui ouvre le plus le débat : En effet, cette pollution, qui surgit aujourd'hui dans le dossier et bouleverse tous nos beaux projets, est une sorte d'épreuve, de test pour les élus que nous sommes. Elle nous alerte sur la défaillance, pourtant annoncée, du développement industriel écologiquement insoutenable qui a marqué l'histoire de notre agglomération. Elle nous donne l'occasion de montrer notre capacité à en réparer, ou non, les dégâts, pour rendre aux générations futures une terre vivable. Elle doit nous interroger, enfin, profondément sur les conséquences de nos modes de vie.

Aussi, depuis quelques semaines, avec les précieux conseils des responsables de l'ARS (Agence Régionale de la Santé) et l'appui des élus écologistes de la CREA et de la Région, je m'emploie à mobiliser toutes les ressources nécessaires pour relever le défi : Un travail de recherche scientifique important est à mener, les sujets sont nombreux et complémentaires : quelles sont les causes précises de la pollution (retombées atmosphériques liées à l'industrie, impact de la circulation automobile, épandage de boues d'épuration, pollutions accidentelle, etc), quelle est son ampleur, quels sont les mécanismes de transfert dans les végétaux (à partir d'un sol particulièrement calcaire), quels sont les éventuels facteurs d'exposition et de risque pour la santé humaine?

Ce dossier pourra également mobiliser la recherche appliquée, elle aussi présente sur notre ville universitaire, pour étudier et mettre en œuvre des moyens de phytoremédiation (dépollution par les plantes). Les premiers retours sont d'ores et déjà positifs : Quelques éminentes personnalités scientifiques m'ont déjà confirmé leur intérêt pour ces sujets (chercheurs de l'INRA d'Orléans, de la faculté des sciences de Mont Saint Aignan, de l'INERIS et d'autres... ). Du travail nous attends !

Voilà comment nous pourrons, si nous ne ménageons pas nos efforts pour comprendre et agir, transformer ce qui ressemblait fort à un problème, en opportunité. Pour une ville universitaire comme Mont Saint Aignan, c'était peut être, finalement une évidence !

Stéphanie Taleb-Tranchard, première adjointe au Maire, chargée de l'environnement et de la démocratie participative. fond du val ''

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