"Nous essayons d'influencer le comportement des gens, cela n'est pas facile, à vrai dire c'est assez difficile", poursuit M. Johansson. Mais cela marche. A coup de nouvelles pistes cyclables, de primes à l'achat de voitures "propres" et de parkings gratuits pour ces dernières ou encore de calendriers remplis de conseils pratiques pour protéger l'environnement. Selon le maire, le conservateur Bo Frank, la ville doit son succès écologique à un engagement précoce pour l'environnement et à une tradition de consensus entre les hommes politiques de tous bords dans ce domaine. Pour ce qui est de convaincre les habitants de faire des efforts pour lutter contre le réchauffement de la planète, le maire croit "au bâton et à la carotte". Evoquant certaines mesures qui font grincer des dents, M. Frank résume: "Rien n'est jamais populaire au début mais on s'habitue à tout".

Ainsi, lorsque la commune a annoncé il y a environ six mois qu'elle ne tiendrait plus ses conférences que dans des cafés ou restaurants ayant obtenu un certificat écologique, Mats Pettersson, copropriétaire d'une chaîne de restaurants à Växjö, a fait grise mine.

"J'ai trouvé cela très embêtant au début (...) mais maintenant je trouve ça bien. Le problème (...) c'est qu'il était difficile de trouver des produits écologiques (...) Mais les fournisseurs ont désormais de plus en plus ce qu'il nous faut", remarque-t-il.

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