Vive la crise! Vive les pauvres!
Par JG3089-GANDI le vendredi 19 septembre 2008, 12:47 - Ecologie - Lien permanent

L'augmentation du coût des carburants a eu pour conséquence une diminution
de la consommation desdits produits depuis trois mois (- 12,7% en août 2008 par
rapport à août 2007). On roule moins et moins vite, donc on pollue
moins...
On en oublierait presque que pour en arriver là, il a fallu amputer notre
pouvoir d'achat et que ce sont d'abord les pauvres qui polluent moins,
contraints et forcés, pendant que les riches continuent tranquillement leur
oeuvre de destruction planétaire massive. Dans le même esprit, ce sont les
pauvres qui financeront par l'impôt la faillite du système capitaliste qui
profite à des riches de plus en plus riches et de moins en moins
nombreux.
Vive la crise, donc, qui permet aux riches de rouler sur des routes interdites
aux pauvres. Et aux pauvres d'oeuvrer pour le salut de l'humanité, ce qui est
somme toute une bonne nouvelle si l'on considère qu'ils sont beaucoup plus
nombreux que les riches.

Commentaires
la photo, avec la montre bling bling, bravo!
Wouf ! J'ai senti le vent du boulet, là...
Jean-François, si c'était aussi simple, il y a longtemps que la terre et l'humanité se porteraient mieux...
Quel boulet ? Mais vous avez raison, on ne peut pas compter sur les pauvres : ils roulent moins mais dans des bagnoles pourries. Alors vers quels saints se tourner quand les gentilles classes moyennes se font la malle ?
Le boulet ? Mais, c'est que je suis riche. J'ai une automobile, une Twingo toute neuve...
Pour faire un peu plus sérieux. Je suis tout simplement surpris par votre ton, plutôt catastrophiste. En vous lisant, j'ai eu l'impression d'entendre mon beau-père, votre voisin...
Bonne journée
Catastrophiste, réaliste, désabusé, ironique... Un peu de tout cela, oui, en espérant malgré tout toujours un sursaut salvateur... qui ne vient jamais. Cela étant, convenez avec moi que dans le conflit Borloo/ Woerth, c'est la finance qui l'emporte sur l'écologie. Et à l'échelle du monde, ce sont bien les puissants qui consomment et polluent (Chine comprise désormais, pour sa part dynamique, soit au bas mot 150 à 200 millions de personnes) et les pauvres qui subissent. Pourtant eux aussi aimeraient bien polluer un peu avec nous... Bon, me voici encore cynique et désabusé :-(