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Le lundi 1er décembre à 18h se tiendra au Centre culturel Marc Sangnier une réunion publique d'information sur l'audit des finances municipales réalisé par le cabinet Mazars. M. Pierre Léautey, maire de Mont-Saint-Aignan, en a présenté les grandes lignes lors du dernier Conseil municipal :

  • Les 2/3 des dettes de la ville sont constitués d’emprunts "toxiques" très risqués.
  • Sur la période les dépenses de fonctionnement augmentent deux fois plus vite que les recettes.
  • Dès 2010, la Ville passe en situation d’épargne nette négative.
  • En 2011, elle est en déséquilibre budgétaire n’ayant même plus les moyens de rembourser sa dette, ce qui est interdit par la Loi.


La mise en garde est sérieuse. Doit-on pour autant considérer dès aujourd'hui que notre programme est caduc et qu'il convient de le ranger au magasin des accessoires en attendant le retour des jours meilleurs ? Le groupe des élus de Mont-Saint-Aignan Autrement ne le pense pas. Nous ne pensons pas que la politique de la ville puisse se limiter à la gestion de la pénurie. Nous ne souhaitons pas non plus, sans pour autant exonérer la précédente équipe de ses responsabilités, céder au catastrophisme.
Nous considérons donc que si l'audit du cabinet Mazars a constitué le nécessaire volet rétrospectif de la nouvelle politique de la ville, il faut maintenant y adjoindre un volet prospectif : que ferons-nous, comment le ferons-nous ?
Avant de parler d'une augmentation des impôts (les moyens), parlons des projets. Ils sont nombreux. Certains n'ont pas d'incidence budgétaire forte, d'autres si.
La situation décrite par l'audit rend donc plus nécessaire que jamais une programmation pluriannuelle de ces projets. Si les impôts doivent être augmentés, il faut que chacun sache pourquoi. Assumer les risques pris par l'équipe précédente, soit. Mais aussi donner à notre ville les moyens de mettre en oeuvre le programme pour lequel les Mont-Saint-Aignanais ont voté en mars 2008. Des arbitrages seront inévitables et nécessaires : il faut qu'ils soient rendus dans la clarté. Si nous voulons être cohérents pour 2009, il importe de savoir ce que nous ferons en 2010 et 2011. C'est un travail complexe, mais nous devons le faire.

rapport_mazars.pdf