Membre de l'association Demain Autrement, Pascal MAGOAROU, avait fait les choses en grand : projection de photos des divers aménagements existants dans l'agglomération et plus particulièrement dans la ville.
Cyclistes du dimanche, de tous les jours, ou militants associatifs, nombreux étaient les citoyens appelés à s'exprimer librement - Michel LINDEN, qui animait le débat, soulignant au passage, qu'il ne s'agissait pas là de faire un comité de quartier autour des élus. Le constat était simple : le vélo, c'est bon pour la santé, ça contribue à protéger l'environnement, c'est pas cher (400 euros/an contre 6000 pour une voiture). En plus, son usage est en constante augmentation.

Point de départ : le plan actuel des aménagements cyclables sur l'Agglo.

Le but étant de montrer l'existant, les projets, et de se demander comment faire plus et mieux, avec quels types d'aménagements et quelles modalités ?

Les aménagements existants:

On s'aperçoit que Mont Saint Aignan n'est pas si mal desservi, avec une couverture relativement dense en pistes cyclables. Pour autant, l'impression générale sur Mont-Saint-Aignan reste l'absence de logique, de continuité, d'homogénéité. L'association SABINE fait remarquer que ce plan distingue peu les types de voies (partagées, réservées, sur la route ou sur le trottoir, en couleur ou pas etc...). L'initiative (le plan existe sous forme de dépliant distribué par l'Agglo) étant tout de même accueillie comme une première.
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Il est vrai que la piste cyclable reste un concept flou et mal défini : ainsi en faisant un petit parcours virtuel à partir des photos présentées, on part du vaste projet spécifique le long de la quatre voies entre Mont-Saint-Aignan et Maromme (en cours de réalisation) pour emprunter par la suite une simple bande cyclable boulevard Siegfried et se retrouver peut-être pour finir, sur une portion de trottoir.
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Enfin, pour descendre sur Rouen (et remonter ensuite ...), l'interrogation persiste : quel chemin emprunter (une pente pas trop forte, une distance raisonnable, avec une place suffisante pour les vélos) ? Il y a bien la solution de mettre son vélo dans le bus (le 4), mais la manip reste délicate en terme de place et d'horaire (c'est autorisé, mais pas aux heures d'affluence, quand on va à la fac ou sur la Vatine !)

Comment faire mieux ?

Nombreux sont les gens à pointer les situations qu'ils connaissent bien : la sécurité sur la piste cyclable le long de la deux fois deux voies (le contraste est grand entre cette voie rapide et fréquentée et les modestes cyclistes qui circulent en bordure ).
Des questions restent en suspens : quid des bretelles de sortie, des passages de ronds points (un pont va être construit pour accéder au centre de loisir) ? On peut d'ailleurs remarquer l'exemplarité de l'aménagement de l'avenue de l'Europe pour aller sur Bois-Guillaume (deux fois une voie pour les voitures, et une large piste cyclable dans les deux sens).
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La diversité des cyclistes (les lièvres et les tortues ...) qui se déplacent à plus ou moins vive allure en fonction de leur âge, leurs préoccupations, leurs buts, doit être prise en considération. Ainsi l'aménagement sur le trottoir est peu adapté au cycliste rapide ou sportif. Empiétant sur un aménagement piétonnier par nature, ces aménagements sont mal venus, ils inquiètent les passants et privilégient les voitures. Il est aisé de constater qu'une voie cyclable sur site propre (idéalement d'une largeur de 1,75 m, sans bordure amovible et en couleur, comme elles peuvent exister en Europe du Nord par exemple) est préférable.

A ce titre, les simples bandes en bord de route (voies partagées) sont méconnues des automobilistes et peu visibles. De même que le " coussin berlinois" (route de Maromme par exemple) est préférable au dos d'âne classique, qui ralentit les voitures, mais gêne la circulation des vélos.

Enfin, les pavés pour les vélos, semblent à proscrire (piste de l'avenue du Mont aux malades), ainsi que les pistes cyclables comportant des bordures en caoutchouc (comme vers la gare de Rouen) qui se détériorent vite et sont dangereuses.

Faire encore mieux !

Au delà des critiques, des suggestions simples ont été formulées. Sans brandir, comme SABINE le Code de la rue tel qu'il existe déjà en Belgique, chacun constate qu'il faut redonner sa place au vélo dans la ville, favoriser son développement et "désintoxiquer" les gens à la voiture.
L'intermodalité est le maître-mot : permettre un accès plus aisé des vélos dans les bus, dans le TEOR, voire dans des autobus spécifiques, afin de faciliter les déplacements domicile-travail et domicile-loisirs, en partant du bas de la ville notamment (quartier Saint-André, Gare...). A ce sujet une étude est en cours pour permettre un accès - officiel - des pistes du TEOR aux cyclistes (comme c'est le cas rue Victor Hugo à Rouen). De même que devrait se généraliser dès 2010, la possibilité pour les vélos de prendre - en toute sécurité - les sens interdits.
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Mais dès 2009, des stations-vélo (parkings sécurisés) vont être installées aux endroits stratégiques (à côté du terminus TEOR à Mont-Saint-Aignan). Enfin l'expérience de la location de vélos électriques, pliants et classiques sera pérennisée et étendue. Dès janvier 2009, l’espace mobilité de l’agglo ouvre dans le bas de la rue Jeanne d’Arc, où des conseils seront prodigués et les vélos pourront être loués et réparés. Une initiative privilégiant la location longue durée, complémentaire au Cyclic, jugé très "publicitaire".
Chacun convient finalement qu'un véritable plan de déplacement et de mobilité est nécessaire sur Mont-Saint-Aignan et l'Agglo.
Un élu fait remarquer que cela nécessite des investissements, même si ce coût est raisonnable : diminution des nuisances (pollution, bruit, accidents) et relative modicité du prix des aménagements.

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