Badiou : de quoi Sarkozy est-il le nom ?
Par JG3089-GANDI le vendredi 30 janvier 2009, 07:50 - Le billet de l'actualité - Lien permanent
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89 : Alain Badiou: "Il y a une barbarie sarkozienne".
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Par JG3089-GANDI le vendredi 30 janvier 2009, 07:50 - Le billet de l'actualité - Lien permanent
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89 : Alain Badiou: "Il y a une barbarie sarkozienne".
Commentaires
Jean-François, que ce soit un communiste qui parle de barbarie sarkozienne, ça me ferait un peu sourire, si les amis de monsieur Badiou n'avaient pas massacré des millions de personnes.
Pour polémiquer une peu, toutefois, je demanderais volontiers combien, chez les animateurs, les lecteurs et les intervenants de ce blog, ne vivent pas grâce au capitalisme. Quel est le système qui leur permet, aujourd'hui, de vivre dans un relatif confort... d'avoir un toit, de manger, je l'espère, à leur faim, même si les fins de mois peuvent être difficiles. Combien ?
Monsieur Badiou est très clair dans ses propos. Il veut le communisme et pas autre chose. Le voulez-vous aussi ?
Je n'ai pas exactement la même perception que Jean-Pierre du discours de Monsieur Badiou. J'en retiens surtout une analyse pertinente et drôle de ce qu'est la réaction en France. Pas besoin d'aller chercher des exemples russes ou chinois, Jean-Pierre, on ne parle que de notre beau pays.
@Laure. Réécoutez monsieur Badiou et vous l'entendrez dire clairement et distinctement qu'il n'a pas abandonné l'idéal communiste. Pour moi, ça discrédite complètement le bonhomme... Vous pensez peut-être que le communisme n'est plus dangereux, vous vous trompez lourdement. Il tue encore aujourd'hui dans certaines régions du monde. Je sais que l'argument est un peu râpé d'avoir été utilisé, mais Alain Badiou ne pourrait peut-être pas tenir les mêmes propos dans un "paradis socialiste".
Vous voulez le communisme ? vous finirez bien par l'avoir.
Quand vous parlez de la "réaction", vous parlez des "réactionnaires" ?
@ Jean-Pierre
Provocation ? Oui, bien sûr :-)
Vouloir le communisme ? Lequel, celui de l'union soviétique ? Non. Et un communisme sans ETAT ? Utopie. Mais avouez que les tenants du capitalisme se voient pour la première fois depuis un quart de siècle devant une véritable difficulté pour expliquer au peuple que ce système est juste et performant.
@Jean-François... Si vous voulez bien prendre un peu de recul et mettre des lunettes à visée objective, le capitalisme connaît des crises, des accidents, mais peut-être moins que l'autre grand système auquel vous faites référence avec la complicité d'A. Badiou... De plus, je ne pense pas que le capitalisme soit injuste. C'est la société dans laquelle nous vivons et qui a adopté le système capitaliste comme système économique qui est injuste ; c'est la vie qui est injuste...
À l'occasion, je serais ravi que vous preniez le temps de raconter comment, au plan pratique, vous imaginez une société plus juste. Envisagez-vous de garantir un emploi à chaque citoyen ? Éliminerez-vous les "gagnants" au profit des "perdants" ? En fait, vous ne dites rien du "système" que vous mettriez à la place de celui dans lequel nous vivons... Je suis curieux (dans tous les sens du terme)...
Bon week end.
P.S. Juste pour dire et en terminer avec Badiou : je ne donne ma voix de citoyen électeur qu'aux équipes qui ne font alliance ni avec l'extrême droite, ni avec l'extrême gauche... Si j'ai un principe, c'est bien celui-là. Après, je suis comme tout le monde, pétri de contradictions...
@ Jean-Pierre
Nous sommes d'accord sur la question des extrêmes, et je ne crois pas au règne de l'égalité. Je plaide pour une diversité harmonieuse (faisons de nos différences une richesse). Ce que je conteste dans le capitalisme mondialisé, c'est ce vers quoi il nous mène : la fin des différences (vous diriez concurrence), l'uniformisation dans la paupérisation globale. Si nous parlons de libéralisme au sens où l'utilisent les Américains, force est de constater que le capitalisme tue le libéralisme, il nie la démocratie et ne se soucie des Etats que lorsqu'il a besoin de ses milliards. La réalité, c'est la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes. Le capitalisme mondial (200 conseils d'administration peut-être) constitue un pouvoir occulte, antidémocratique, amoral et asocial. Encore une fois, je ne critique ni Smith, ni Tocqueville, mais les idéologues ultra-libéraux qui gouvernaient l'Amérique jusqu'à la semaine dernière. Je regarde du côté de Keynes, Galbraith ou plus récemment Krugman.
http://www.monde-diplomatique.fr/20...
Oui, Jean-François, le capitalisme est amoral, mais il n'est pas pour autant immoral. Ce que vous appelez le capitalisme mondial est loin d'être LE capitalisme. Ne confondez pas tout. De plus, la responsabilité des dégâts causés par ce capitalisme particulier est partagée par les politiques des années 80 et 90 qui ont carrément démissionné (sans pour autant quitter leur siège). Souvenez-vous, le politique n'a plus de pouvoir... Mensonge.
L'article dont vous offrez le lien est très intéressant et pose un problème difficile auquel je serais bien en peine de d'apporter des réponses.
Comment apporte-t-on un revenu au pauvres et qui est "on" ?
Je ne sais pas. Je ne connais qu'un seul moyen, celui d'avoir un emploi. Ça fait un moment que ce n'est pas facile et ça ne va pas s'arranger et je n'ai pas de réponse plus encourageante.
J'apprends ce matin qu'Alain Badiou est le nouveau Guru de Libé... On me cache tout. J'apprend de la même bouche qu'il aurait dit que la rue devait chasser Sarkozy. Vous avez dit démocratie ? :-(
Bonne semaine