Il est donc sourd..., puisque même après la clameur de plus d'1,75 millions de manifestants qui ont défilé dans la rue (si on coupe la poire en deux entre les chiffres de la police et ceux des syndicats) , la seule réponse de notre « prince » Nicolas a été de confirmer l'entretien prévu en février avec les syndicats.

Pourtant, toutes les grandes villes de France étaient mobilisées pour réclamer le retour d'un vrai pouvoir d'achat, l'arrêt de la destruction du service public (suppressions de postes, d'établissements de proximité, privatisation...), le sauvetage des emplois du privé et du public, ainsi que défendre les salaires qui sont loin de suivre la hausse phénoménale des prix des produits de première nécessité liée notamment à la spéculation des matières premières.

Pourtant, le pari de l'unité entre syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, US Solidaire, UNSA...) a été une réussite. Tous les secteurs ont répondu à l'appel et c'est en masse que les salariés du public et du privé sont venus exprimer leurs inquiétudes, mais aussi leur colère. En moyenne, ce sont plus de 30 à 45 % de fonctionnaires et assimilés qui ont manifesté, la Fonction Publique d'État ayant été la plus mobilisée. Les lycéens et les professeurs étaient sans grande surprise en force. L'unité a été au rendez-vous puisque les retraités, les employés du privé, les cadres, les artisans, les PME ont tous rejoint le cortège.

Mais non, la seule chose entenduepar le chef de l'État c'est juste un "excès de colère dû, non pas à la politique du gouvernement, mais à la crise actuelle !"
Le diapason ne semble pas résonner à l'unisson et le dialogue risque de s'avérer difficile.