"Prince qui n'a pas d'oreilles pour écouter n'a pas de tête pour gouverner."
Par Jacques le vendredi 30 janvier 2009, 16:32 - Le billet de l'actualité - Lien permanent
Il est donc sourd..., puisque même après la clameur de plus
d'1,75 millions de manifestants qui ont défilé dans la rue (si
on coupe la poire en deux entre les chiffres de la police et ceux des
syndicats) , la seule réponse de notre « prince » Nicolas a été de
confirmer l'entretien prévu en février avec les syndicats.
Pourtant, toutes les grandes villes de France étaient
mobilisées pour réclamer le retour d'un vrai pouvoir d'achat,
l'arrêt de la destruction du service public (suppressions de
postes, d'établissements de proximité, privatisation...), le sauvetage
des emplois du privé et du public, ainsi que défendre les
salaires qui sont loin de suivre la hausse phénoménale des prix des
produits de première nécessité liée notamment à la spéculation des matières
premières.
Pourtant, le pari de l'unité entre syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO,
FSU, US Solidaire, UNSA...) a été une réussite. Tous les
secteurs ont répondu à l'appel et c'est en masse que les salariés du
public et du privé sont venus exprimer leurs inquiétudes, mais aussi
leur colère. En moyenne, ce sont plus de 30 à 45 % de
fonctionnaires et assimilés qui ont manifesté, la Fonction Publique d'État
ayant été la plus mobilisée. Les lycéens et les professeurs étaient sans grande
surprise en force. L'unité a été au rendez-vous puisque les retraités, les
employés du privé, les cadres, les artisans, les PME ont tous rejoint le
cortège.
Mais non, la seule chose entenduepar le chef de l'État c'est juste un
"excès de colère dû, non pas à la politique du gouvernement, mais à
la crise actuelle !"
Le diapason ne semble pas résonner à l'unisson et le dialogue risque de
s'avérer difficile.
