Le SPD vient d'être défait. A tel point que certains de ses dirigeants s'interrogent sur son avenir politique. En France, on fait le parallèle avec la situation du PS. Et la thématique générale est à la glose sur l'effondrement de la sociale-démocratie en Europe. Tout comme on avait glosé sur l'effondrement du communisme en 1991 et sur la fin de l'histoire (le matérialisme dialectique étant anéanti par le libéralisme). On a vu la suite.
Au delà de ces vastes mouvements de l'histoire, je retiens l'échec tactique d'une cohabitation avec la CDU. Le SPD a brouillé son message et ses électeurs se sont sentis floués. C'est tout le danger d'une alliance où un dominé accepte la loi du dominant. Le paradoxe est que les circonstances historiques auraient dû amener à s'interroger sur les dangers de la dérégulation capitaliste et ramener les électeurs vers un parti historiquement chargé de réguler ses excès, pour le moins. Il en va de même pour d'autres, les mêmes causes produisant souvent les mêmes effets. On a rarement raison tout seul, mais on peut se tromper à plusieurs.