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Les écologistes maintiennent le cap Europe Ecologie, accentuent l'ouverture à la société civile, et invente un lieu où ceux qui désespéraient de la politique se rassemblent avec bonheur. J'en suis.
Si faire de la politique c'est ça, alors je veux bien tenter l'aventure.
Comme d'autres, j'ai longtemps misé sur le socialisme pour changer la vie. Force est de constater que le parti qui portait cette espérance n'a plus ni la force, ni l'envie de se battre pour elle. Je ne parle pas des militants fidèles, qui sont prêts à mourir pour l'idéal, mais des apparatichiks aux abois qui défendent leurs prébendes. S'il faut "changer la vie", je préfère finalement m'inspirer de Jean Guéhenno, référence plus certaine.
Donc les écolos persistent et insistent. Les experts se grattent le sommet du crâne, tiraillés entre l'envie d'expliquer que toute baudruche a vocation à se dégonfler, et la peur de manquer le grand tournant de 2010. On comprend leurs affres. Pendant ce temps, la dynamique est à l'oeuvre
Les écologistes ont mûri en ce sens qu'ils sont devenus des adultes. Comment ça se passe, cette affaire ? C'est un truc qui vous arrive malgré vous le plus souvent, par la force des choses. Lorsque que l'adulte qui vous cornaquait commencent à ratiociner, lorsque vous comprenez que ce ne sont pas des ailes qui vous poussent, mais plutôt des jambes pour marcher. Pour l'ancien, c'est certain, comprendre que le temps a passé n'est pas non plus chose aisée. Et puis vous, tant qu'à marcher, ce serait bien jusqu'à la Lune. C'est le syndrome baudruche dont il faudra savoir se garder.