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En juin 2009, les écologistes du groupe Mont-Saint-Aignan-Autrement avaient fait connaître toutes leurs réserves quant à l'avenir économique de l'aéroport Rouen-Vallée de Seine lors d'un vote concernant l'approbation de l'évaluation d'un transfert de charges des communes concernées vers l'agglo, désormais propriétaire de l'aéroport de Boos.
Erreur économique, erreur stratégique, erreur écologique et erreur politique. Nous avions fait le choix raisonnable d'une abstention plutôt que d'un vote contre. Cette modération était motivée essentiellement par le fait que notre maire, M. Léautey, se trouve être le Président du syndicat mixte qui gère cet aéroport (M. Bellanger, élu de l'opposition, en étant par ailleurs vice-président). Notre position visait le fond et l'abstention suffisait à le dire.
Le très récent article de Paris-Normandie nous donne hélas raison. Non sur notre modération, mais sur le fond de notre analyse. On y parle "trou d'air", de "turbulences", de "tempête". On s'interroge : "quoi faire ?" La solution, que nous indiquions dès le mois de juin, et qui est soutenue par le Président socialiste de la région Haute-Normandie, M. Alain Le Vern, est un rapprochement avec la Basse-Normandie. La ville du Havre semble l'avoir compris, en cherchant désormais un accord avec Deauville. Le prix de l'entêtement rouennais à faire cavalier seul sera de se retrouver avec un aéroport moribond.
M. Léautey se retranche derrière la procédure d'OSP en cours sur la ligne Rouen-Lyon (obligation de service public : en clair, faire payer le déficit de la ligne par les contribuables de l'agglomération) pour se refuser à tout commentaire, tout en glissant, pour rassurer les milieux d'affaires très sensibles à la question que "s'il y a OSP en cours, c'est bien que nous portons un intérêt à la ligne Rouen-Lyon".
Cette surdité à des arguments confirmés par la réalité des faits a quelque chose de désespérant parfois.